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Je marche, je regarde de gauche à droite, je m’arrête à chaque détail qui me semble important, mais rien. Cette rue est juste un lieu de passage. Ce moment où tu crois tout savoir, avoir tout vu jusqu’à ce que tu changes de point de vue : utiliser un autre moyen pour regarder ce qui est autour.

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Les oubliés de L’avenue Fouchet.

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Au détour d’une rue je m’arrête
Je vois ce bâton qui m’appelle
Il m’attire il m’aguiche
Je lève les yeux vers le ciel
Ma truffe reconnaît cette odeur
Cette image
Il me semble que c’est la même que ma niche
Une moto, le bitume, un panneau
Au détour d’une rue je m’arrête
Lève la patte et me soulage.

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Une balade dans les rues de pau . Quelques clicks sous le bruit de mes talons, chamboule le vide dans mes tympans.
Soudain, une silhouette, un homme, un regard, un amour , un temps de pose, puis un au-revoir.
Tu ne m’as pas vu mais nos regards se sont croisés. Puis je t’ai observé à reculons jusqu’au prochain croisement.
Je te reverrai peux être ce soir, peux être un jour. Vu que tu restera dans mes données jusqu’à la prochaine mise à jour.

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Dire que vous n’en avez rien à faire de la surveillance de masse car vous n’avez rien à cacher, c’est comme dire que vous n’en avez rien à faire de la liberté d’expression car vous n’avez rien à dire.
Edward Snowden

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Triste nouvelle, encore une mort tragique due à un nid de poule causé par le chantier de l’école des Beaux-arts, il faut que ça cesse, une pensée aux familles.

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Partout je suis l’indésirable, le rejeté, celui que personne ne regarde, mais dans cette école les gens me portent de l’attention et je me sens revivre.

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C’est la nostalgie, le passé, l’impact et l’encrage. C’est le mental, l’évasion et l’éxotisme. C’est la chaleur et la douceur.

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Cette photo traite de l’intimité et de l’extimité. Elle représente un miroir et le reflet qu’Il rejette. Cet angle est semblable aux photos clichés postés sur les réseaux qui s’inscrivent dans une notion d’extimité. Dans ce reflet on ne voit pas la personne comme habituellement mais juste le bras et le téléphone qui prennent la photo Elle est cachée ce qui préserve une partie de son intimité

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Je pense qu’il existe une micro société qui utilise une carapace, en guise de sécurité, pour les personnes qui souhaitent se cacher. Cette carapace est une forme de protection face à la pression social. Si de nos jours les adolescents racontent leur vie sur les réseaux sociaux, c’est pour montrer que tout est beaux : qu’ils sont heureux. Mais je pense que cette communauté n’est pas elle même. Cette facette qu’on se forge est certainement la banalité de la société. Alors chaque personne trouve au fur et à mesure sa carapace qui se présente sous différentes formes, objets.

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Tant qu’on échangera
Tant qu’on observera
Tant qu’on choisira
Tant qu’on communiquera
Tant qu’on s’adaptera
Tant qu’on partagera
Tant qu’on s’exprimera
Tant qu’on bavardera
Tant qu’on discutera
Tant qu’on conversera
Tant qu’on gueulera
Tant qu’on donnera
Tant qu’on répondra, on restera société

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Forme de représentation de mes diverses balades intimes avec mon environnement (souvent nocturne), qui sont pour moi de longs moments ou je baigne aux plus profond de m’es réflexions. Ici, mon travail photographique est tel une mémoire de ces différentes balades, une mémoires que je compose sous plusieurs traits esthétiques (sujet, cadrage, équilibre, profondeurs…).